Exposition monographique du 3 Mai au 5 Juillet 2025

Vue d ‘exposition,
Château de Servières, 2025.
« Artiste pluridisciplinaire, Madely Schott
explore inlassablement de nouveaux médiums et processus créatifs.
Elle s’est d’abord illustrée dans le dessin avant d’ouvrir son champ de recherche à la
technique de la laine feutrée. Une matière à la fois organique et expressive qu’elle transcende ici avec une rigueur formelle et une charge
émotionnelle singulières. La Vénus est la figure totémique qu’elle convoque et décline comme un modèle opératoire, une entité matricielle qui nous engage à la bienveillance envers le vivant, envers les autres, envers nous-mêmes. Une Vénus vibrante, porteuse d’ondes positives et d’élans sensoriels, qui s’innerve dans les corps et se déploie dans l’espace, à travers les multiples ramifications de ces petits personnages qui fourmillaient déjà dans ses dessins et se métamorphosent ici, dans le fil de ses broderies, en une myriade d’éléments végétalisés.
Avec Vénus Tour, Madely Schott propose une expérience sensorielle et spirituelle dans une traversée poétique qui conjugue soin, réparationet métamorphose. Vénus, aux mille visages,s’élève en guide et en manifeste, nous conviant à une réconciliation intime avec le sensible, à l’invention de langages nouveaux, de cheminsinédits pour habiter le lien à soi et aux autres. »
Martine Robin
SALLE DES NOTICES

Les Blablablas commentatrices, tricots circulaires plastiques, sonars, rétroéclairage
Croquis de recherche 1+2 , papier patron de couture, techniques mixtes
Prologue:
Nous est ébranlement du monde

« Puisqu’on nous dit de se bouger alors on twerke »
Inspirée d’une Vénus-amulette paléolithique, elle prend aujourd’hui l’ampleur d’une arche. Une arche pour fendre l’illusion, pour ouvrir une brèche dans la surface, pour entrer dans les failles des vulnérables. Elle apparaît comme un corps en ruine, réparé, recousu, qui se reconstitue lentement.
Elle invite à la connexion en portant son casque-clitoris phrygien,
tatoué d’un phœnix, appelant au Tohu Bohu. Elle raconte la perte de l’habitacle — intime ou collectif. La catastrophe est là. Les habitats brûlent, les chapelles aussi. Les briques explosent. Comme dans le scrolling sans fin d’un flux saturé, le catastrophisme se fait paysage. Et au milieu, une loutre ou un capybara surgit pour nous rassurer — bizarrement ? faussement ? aveuglément ?
Petits patchs dopaminés entre deux visions du désastre. C’est tout aussi violent.
Alors, ce casque-clitoris, réparé de points d’or, propose une autre voie : celle de vivre l’effondrement., de le traverser en portant une armure de
soin.De se redonner corps dans les cendres.
D’accepter le désordre comme un langage,
et déplacer ce qu’on croyait immuable : nos priorités, nos centres
d’intérêt, nos automatismes.
Pour les guerrier·es de la vulnérabilité.
Rebâtir un socle plus stable , avec ses porosités.
Trois actions émergent au-dessus de l’arche Vénus comme autant de
forces de résilience :
–Nuancer –
–(être) touchée–
–Processer –


Tohuuuubohuuuuuu tohuuuuubohuuuuuu
ôÔÖÔö catastrophismeuuuuuuhhhh
Ça pousses ça pousses, allègrement, malgré les pansements de la mignonnerie, de la loutre câlins aux capibaras….
scroller dans la fiction du pire au pire
à l’étrangeté d’un souffle d’animaux objectivés
même s’il ne fait qu’agrandir ce trouble étrange.
Les filtres s’effacent Dans ce face à face
Parade et grandi dans ce bonnet phrygien clitoris au long cou pour voir plus loin
Recousu au fil d’or,
car la curiosité qui pousse a s’élever ,
Fut vite couper dans son élan.
Réparation /réparation/émancipation (parenthènse système de la jouissance en psy)
Injection de la force du phœnix Dans notre système neuronal
Pour se diffuser dans les veines
Et stimuler les synapses intestinales.
tu le sais maintenant que le chaos extérieur créé ton chaos intérieur
so empactiiiiic my queeen
feu boyaux
Tu es soudainement aussi glissante qu’un anguille Furtive
inatrapable
Insaisissable
Chapitre 1
Nous est en route pour la déroute
